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Prix Nobel 2016

Actualités des chimistes , Actualités scientifiques - 5 octobre 2016

La semaine s’est ouverte lundi à Stockholm avec l’annonce du prix Nobel de médecine/physiologie, suivi mardi par la physique et mercredi par la chimie amenant la joie dans la communauté des chimistes français !
En plus de chercheurs éminents, le millésime 2016 couronne aussi le cœur des disciplines concernées :

- le prix Nobel de physiologie ou médecine récompense Yoshinori Ohsumi (Université de Tokyo) pour sa découverte des mécanismes de l’autophagie, processus éliminant les protéines à longue durée de vie, des complexes macromoléculaires étendus et les organites devenus obsolètes ou endommagés, qui a totalement transformé la compréhension de cette fonction cellulaire vitale et ouvre de nouvelles voies .

- le prix Nobel de physique, décerné à trois britanniques ayant migré aux États-Unis : David J. Thouless (Université du Washington, Seattle), F. Duncan M. Haldane (Université de Princeton) [1] et J. Michael Kosterlitz (Brown University, Providence, RI) qui ont employé les outils de la topologie pour étudier les phases inhabituelles ou des états de la matière, tels que les supraconducteurs, les superfluides ou de films minces magnétiques, études ouvrant la perspective de découvrir de nouvelles phases exotiques de la matière et conduire à leur application en science des matériaux et électronique.

- le prix Nobel de chimie, partagé par Jean-Pierre Sauvage (Université de Strasbourg), Sir J. Fraser Stoddart (Northwestern University, Evanston, IL, États-Unis) et Bernard L. Feringa (Université de Groningue, Pays-Bas) qui ont concrétisé le rêve de créer des objets nanométriques où les molécules sont enchevêtrées et interagissent directement les unes avec les autres par des liaisons mécaniques, apportant ainsi au chimiste une nouvelle dimension dans « l’art de créer l’objet de ses études », art que l’on retrouve dans la future NanoCar Race [2].

En outre, vous pouvez revivre (et surtout entendre) le point presse qui s’est tenu le 5 octobre au siège du CNRS, en visioconférence avec Jean-Pierre Sauvage et en présence d’Alain Fuchs, président du CNRS, Alain Beretz, directeur général de la recherche et de l’innovation au MENESR et président de l’université de Strasbourg jusqu’en septembre 2016, et Dominique Massiot, directeur de l’Institut de Chimie du CNRS, accompagné de Joël Moreau.


[1Les lecteurs de L’Actualité Chimique ont déjà pu se familiariser avec cette conjecture et sa vérification expérimentale par des scientifiques français dans un article publié en 2005, l’Année de la Physique.

[2qui fait l’objet du dossier de notre numéro d’octobre.