N° 342-343 juin-juillet-août 2010

Analyse de traces de gaz lacrymogènes provenant d’aérosols d’auto-défense

Pagination : 96-101
Sous-thème : Techniques physico-chimiques pour l'analyse criminelle
Mots-clés : Applications criminalistiques, agents anti-émeutes, gaz lacrymogènes, 2-chlorobenzylidène malonitrile (CS), capsaïcine, gaz poivrés, GC-EI/MS3, LC-APCI/MS/MS, police scientifique, sciences forensiques.
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Exemple d’aérosol anti-agression.

Les enquêteurs sont parfois conduits à rechercher des traces de molécules lacrymogènes, telles que celles contenues dans les aérosols de défense personnelle communément disponibles dans le commerce. Leur présence, ou parfois leur absence, ont été des indices significatifs dans plusieurs enquêtes.

Les récentes méthodes chromatographiques couplées à la spectrométrie de masse, utilisant divers modes d’ionisation comme l’ionisation électronique (EI) ou l’ionisation chimique à pression atmosphérique (APCI) et des analyseurs de masses en tandem (MS/MS), apportent aujourd’hui les moyens pour déceler au laboratoire des traces de molécules lacrymogènes, notamment le 2-chlorobenzylidène malonitrile (CS) ou la capsaïcine et ses analogues issus d’extraits de piment de Cayenne ou d’un procédé de synthèse.