N° 396 mai 2015

Comprendre le geste du peintre dans son atelier : approches croisées entre chimie et histoire de l’art

Pagination : 34-37
Sous-thème : La couleur
Mots-clés : Analyse chimique, peinture, pigment, couleur, JIREC 2014.
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Analyse par spectrométrie de masse utilisant la technique d’ionisation par désorption laser (LDI-MS, mode négatif) d’un fard rose conservé dans un flacon de verre blanc en forme d’amphorisque (Wederath, Allemagne). Les ions caractéristiques de la purpurine [M-H]- m/z = 255 et de la pseudopurpurine [M-H]- m/z = 299 sont clairement identifiés, ainsi que d’autres molécules mineures comme la munjistine ([M-H]- m/z = 285).

Nombreux sont les peintres qui ont éprouvé le désir de connaître la nature et les propriétés des couleurs qu’ils employaient, préparaient ou faisaient préparer. Depuis plus d’une vingtaine d’années, un usage croissant de nouvelles technologies d’analyse physico-chimique a permis de fournir aux spécialistes du patrimoine culturel de nombreuses informations nouvelles sur la datation, la conservation et la nature des œuvres d’art.

Aujourd’hui, la miniaturisation des technologies d’analyse chimique non invasive conduit à de nouvelles formes de recherche interdisciplinaire, face aux œuvres, dans le musée ou le monument. La précision des données et la facilité de leur acquisition modifient notre manière de comprendre l’évolution des pratiques artistiques.

L’intérêt de ces mesures est illustré dans cet article par quelques exemples où nous verrons comment certains artistes ont réussi à transformer et mélanger des matières pour réaliser des effets nouveaux.