N° 318 avril 2008

Des chasseurs de miel néolithiques aux sculpteurs du XIXe siècle : une histoire des produits de la ruche et des cires revisitée par la chimie analytique

Pagination : 52-57
Sous-thème : Matières colorantes et organiques
Mots-clés : Cire d’abeille, CPG-SM, altération, archéologie, patrimoine culturel.
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De gauche à droite : photographie sous lumière naturelle, radiographie et photographie sous UV d’une sculpture du Musée d’Orsay, La Critique artistique par François-Rupert Carabin (1862-1932).

Les matériaux à base de cire ont été exploités depuis des temps reculés pour un panel d’utilisations diversifiées. Constitués de mélanges moléculaires complexes présentant une large gamme de masse molaire, de volatilité et de polarité, ils ont pu se conserver au sein de différents objets archéologiques et œuvres d’art. L’un des seuls moyens de déterminer leur nature, leur degré d’altération et leur histoire est d’élucider leur composition moléculaire.

Cet article montre comment, à partir de microéchantillons prélevés sur divers objets, il est possible d’identifier les cires et leurs adjuvants à partir de leurs constituants à longue chaîne hydrogénocarbonée grâce à des méthodologies analytiques spécifiques fondées sur la mise en œuvre de techniques complémentaires tant séparatives que structurales et élémentaires.