N° 326 janvier 2009

Détermination des propriétés électroniques de complexes du manganèse. Spectroscopie de résonance paramagnétique électronique à haut champ et calculs théoriques : une combinaison gagnante

Pagination : 19-24
Rubrique : Recherche et développement
Sous-rubrique : Médaille de bronze du CNRS
Mots-clés : Résonance paramagnétique électronique, RPE, anisotropie magnétique, calcul théorique, complexes de manganèse, paramètres électroniques, écart en champ nul.
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Structures cristallographiques de complexes du manganèse.

Depuis une dizaine d’années, la spectroscopie de résonance paramagnétique électronique à haut champ et haute fréquence (RPE-HF) permet d’étudier les propriétés électroniques de complexes de métaux de transition à spin entier ou demi-entier (supérieur à ½) présentant une forte anisotropie magnétique.

Si les paramètres électroniques ont un intérêt indéniable en eux-mêmes, ils servent aussi à établir des corrélations magnéto-structurales qui permettront soit de donner des informations sur la structure d’un complexe métallique qui n’est pas connue, soit de servir de sonde structurale (dans les enzymes par exemple) ou de contribuer à la conception de nouveaux matériaux.

Pour mener à bien ces études, il est nécessaire de comprendre l’origine des paramètres physiques mesurés par RPE. Dans ce but, on fait appel à des calculs théoriques en utilisant les méthodes basées sur la théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT) et ab initio.

Cet article illustre, à travers l’étude de complexes mononucléaires de manganèse(II) et (III), l’intérêt de cette double approche associant une technique expérimentale de pointe, la spectroscopie RPE-HF, et des calculs théoriques.

Carole Duboc a reçu la Médaille de bronze du CNRS en 2007.