N° 440 mai 2019

Diagnostic ultra précoce de l’infection par le bacille du charbon

Pagination : 50-52
Sous-thème : Contre-mesures médicales
Mots-clés : Bacillus anthracis, toxines, activité enzymatique, production et diffusion ultra précoce.
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Illustration de Louis Pasteur vaccinant des moutons contre le charbon à Pouilly-le-Fort.

Bacillus anthracis, l’agent de la maladie du charbon, peut être responsable d’infections fulgurantes associées à une mortalité très élevée. La bactérie produit la toxine œdémateuse et la toxine létale qui présentent respectivement une activité adénylate cyclase et une activité métalloprotéasique. Les deux toxines agissent durant la phase précoce de la maladie et au stade tardif où apparait une défaillance multiviscérale. Plusieurs équipes, en France et aux États-Unis, ont mis en place des méthodes de détection sensibles, spécifiques et rapides ciblant l’activité enzymatique des toxines, palliant ainsi certaines difficultés associées au diagnostic actuel.

Appliquées chez l’homme, ces méthodes permettent de suivre l’efficacité du traitement administré. Dans des modèles animaux, elles ont mis en évidence une production et une diffusion très rapides des toxines, le niveau de ces toxines étant prédictif de la survie des animaux. La détection de l’activité enzymatique des toxines a donc toute sa place dans le diagnostic précoce de la maladie pour une prise en charge rapide.