N° 444-445 octobre-novembre 2019

Étude de la photodécoloration d’un pigment à base d’acide carminique par RPE

Pagination : 50-55
Sous-thème : Stabilité des pigments
Mots-clés : Photodécoloration, colorants naturels, pigments, argiles, acide carminique, RPE.
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Madame Léon Clapisson (1883), tableau d’Auguste Renoir : à gauche, le tableau dans l’état actuel de conservation ; à droite, une reconstitution informatique de son aspect initial avant que le rouge carmin ne se dégrade au fil du temps, réalisée au « Art Institute » de Chicago.

Les colorants organiques sont utilisés depuis plusieurs décennies dans de nombreuses applications aussi bien dans le domaine de l’industrie que dans celui de l’art. Néanmoins, ils présentent l’inconvénient majeur d’être photosensibles. Une alternative à cet inconvénient est de créer des matériaux hybrides alliant les avantages des matrices minérales à ceux des colorants naturels.

Cependant, bien que cette dernière approche apporte un gain de stabilité, elle nécessite encore une meilleure compréhension des mécanismes de photodécoloration pouvant contribuer à la stabilité de la couleur. En s’appuyant sur l’exemple de l’acide carminique emprisonné dans une matrice de type montmorillonite, cet article montre comment la résonance paramagnétique électronique (RPE) permet de mettre en évidence la photodégradation de ce colorant naturel par voie radicalaire.