N° 412 novembre 2016

Génétique et épigénétique : un code au-dessus du code !

Pagination : 20-27
Rubrique : Recherche et développement
Mots-clés : Épigénétique, méthylation de l’ADN, interactions ADN/protéine, cancer, DNMT1, UHRF1.
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Marques épigénétiques.

La méthylation de l’ADN est une des marques épigénétiques majeures qui intervient dans la régulation de processus physiologiques importants comme l’empreinte génomique parentale et l’expression tissu-spécifique des gènes. Par ailleurs, la méthylation de l’ADN a été reconnue comme un élément pathologique majeur conduisant au cancer. Les marques épigénétiques s’accumulent pour le meilleur mais aussi pour le pire, au cours du temps et en fonction de l’environnement des organismes concernés.

Pour le chimiste, l’épigénétique c’est évidemment la thérapeutique avec des petites molécules, mais c’est aussi bien plus. En effet, des outils chimiques sont indispensables pour décrypter les mécanismes de la mise en place fidèle de la méthylation de l’ADN de la cellule mère à ses cellules filles ; cet article en décrit quelques-uns.

La transmission à la première génération des épimutations révolutionne notre conception de l’hérédité. En effet, tout n’est pas inné, beaucoup est acquis. Le mode de vie, la nutrition, le microbiote et l’environnement peuvent tous modifier l’épigénétique et créer des épimutations génératrices de pathologies. C’est à ce titre qu’enfin s’ouvre le champ de la prévention des maladies comme le syndrome métabolique et le cancer, en changeant la nutrition et en jouant sur les facteurs environnementaux : pesticides, tabac… L’actualité des perturbateurs endocriniens contenus dans les plastiques nous le rappelle douloureusement.