N° 380 décembre 2013

Ions métalliques, cascade amyloïde et maladie d’Alzheimer

Pagination : 31-37
Rubrique : Recherche et développement
Sous-rubrique : Médailles de bronze du CNRS
Mots-clés : Maladie d’Alzheimer, ions métalliques, peptide amyloïde, spectroscopies, chimie bio-inorganique, coordination.
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La maladie d’Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus fréquente et est devenue un véritable enjeu de santé publique. Deux types de lésions sont détectés chez les malades : des enchevêtrements intracellulaires de protéine Tau et des plaques séniles extracellulaires, constituées principalement de peptides amyloïdes-β (Aβ) dans un état agrégé.

Dans la mesure où les plaques amyloïdes se retrouvent principalement chez les malades, le passage du peptide soluble au peptide agrégé est donc une étape clé dans le développement de la pathologie, comme le propose l’hypothèse de la cascade amyloïde. Les ions métalliques Cu(I/II), Zn(II) et Fe(II/III) sont impliqués dans ce processus d’agrégation et dans le mécanisme de stress oxydant.

Nous avons étudié dans notre équipe de quelle(s) façon(s) ces ions métalliques se lient au peptide Aβ, pré-requis pour comprendre comment ils en influencent l’agrégation et induisent le stress oxydant, et en particulier comment la nature de l’ion métallique central et la séquence du peptide influencent le site de coordination. La maîtrise de ces données fondamentales est nécessaire à la conception et au développement de molécules à visée thérapeutique. Quelques-unes des stratégies thérapeutiques envisagées sont présentées dans cet article.

Christelle Hureau a reçu la Médaille de bronze du CNRS en 2012.