N° 366 septembre 2012

L’auto-organisation d’organosilices : une nouvelle approche pour la nanostructuration de films minces et la photolithographie

Pagination : 29-35
Sous-thème : Valorisation de la recherche
Mots-clés : Matériaux hybrides, matériaux supramoléculaires, chromophores, films minces, lithographie, contrefaçons, innovation, valorisation de la recherche.
FR | EN

Prototype de DataMatrix en cours de développement par Athéor sur différents supports en verre (flacons, bouteilles, ampoules...). Le marquage est détecté et lu par le lecteur Glass’Reader développé par Athéor.

Les verres issus du procédé sol-gel incorporant des chromophores organiques possèdent de nombreuses applications telles que les colorants lasers, les matériaux pour l’optique non linéaire, les biocapteurs ou les capteurs solaires. Toutefois, l’efficacité finale des dispositifs dépend non seulement de la qualité et de la réponse physico-chimiques intrinsèques des différents chromophores et des couches luminescentes, mais également du contrôle du mode de dépôt.

Dans ce contexte, nous développons un nouveau mode d’hydrolyse-polycondensation catalysé par un acide photogénéré. Notre approche, basée sur la conception de nouveaux précurseurs de silsesquioxane et sur le contrôle de leur agrégation supramoléculaire, mais également sur le développement d’un nouveau mode d’hydrolyse-polycondensation, a été valorisée par le dépôt de deux brevets internationaux et la mise en place d’un contrat de collaboration avec la start-up Athéor dans le cadre du Languedoc-Roussillon Incubation (LRI).

Cette entreprise exploite les brevets déposés pour développer des traceurs invisibles greffables sur verre sous la forme de « DataMatrix » (code barre à deux dimensions). Ce traceur sur verre s’adresse aux industriels utilisant des emballages primaires en verre, ceci dans le but de tracer en interne les produits durant les phases de production et en externe pour protéger leur marché et sécuriser le consommateur.