N° 277-278 août-septembre 2004

L’enseignement supérieur des sciences de l’environnement en France dans le cadre de la réforme LMD

Pagination : 80-84
Sous-thème : Education, enseignement et chimie de l'environnement
Mots-clés : environnement, enseignement supérieur français, sciences, chimie environnementale, réforme LMD

Depuis une quinzaine d’années environ, il existe des enseignements sur le thème des sciences de l’environnement dans les différents cursus universitaires et les grandes écoles. Dans un certain nombre de ces formations, une partie de l’enseignement sur l’environnement fait appel à des notions relevant des sciences chimiques au sens large. La mise en place de la réforme européenne LMD de l’enseignement supérieur français nécessite une refonte profonde des licences, maîtrises, DESS et DEA concernant l’environnement et leur adaptation aux nouveaux systèmes de diplômes à bac + 3 et bac + 5. En ce qui concerne le doctorat, il s’agit d’une reconnaissance par les écoles doctorales de la filière « environnement ».

L’un des problèmes importants posés par l’enseignement des sciences de l’environnement est que son organisation nécessite généralement l’intervention de plusieurs UFR ou départements (chimie, physique, génie des procédés, sciences de la Terre, environnement, écologie, biologie, etc.).

Actuellement, l’enseignement supérieur sur les sciences de l’environnement, y compris la chimie environnementale, inclut des formations au niveau des instituts universitaires de technologie (IUT) (diplômes universitaires de technologie : DUT), des écoles d’ingénieurs, des instituts universitaires professionnalisés (IUP) et des universités proprement dites (DEUG, licences, maîtrises, MST, DEA, DESS). Les filières universitaires comprenant ces enseignements sur les sciences de l’environnement sont nombreuses, interdisciplinaires par nature, souvent co-habilitées sur plusieurs universités et/ou grandes écoles et très variées. Elles font appel à des disciplines allant des sciences dures au droit et à l’économie en passant par les sciences humaines. Leur création est souvent liée à des besoins très variés de formation académique et professionnelle sur les divers aspects de l’environnement, au plan national, régional, voire local et provenant des entreprises publiques ou privées (grandes sociétés et établissements, PME, PMI…), des ministères, des collectivités locales (municipalités, départements, régions) ou des cabinets d’audit. Pour cette raison, les programmes des formations présentent une très grande diversité.