N° 229 novembre 1999

La chimie dans les fards de l’Égypte ancienne

Pagination : 134-136
Sous-thème : Patrimoine
Mots-clés : Chimie et vie quotidienne, patrimoine, cosmétique, Égypte, analyse chimique, composés de plomb, chimie des solutions.
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© RMN Chuzeville.

Nuances de couleur et formulation cosmétique de l’Égypte ancienne : Sénynefr, chef de bureau du roi, et sa femme. L’analyse physico-chimique de fard permet de retrouver la composition et les méthodes de préparation des produits cosmétiques dotés de vertus esthétiques et thérapeutiques. Musée du Louvre, vers 1500 avant J.-C.

L’analyse chimique des cosmétiques égyptiens révèle que depuis l’Antiquité, les hommes et les femmes inventaient de multiples préparations pour s’embellir et se protéger contre les effets de l’environnement.

En plus de la présence de deux composés naturels bien connus à base de plomb – le minerai de galène écrasé (PbS) et la cérusite (PbCO3) –, les analyses cristallographiques et chimiques quantitatives ont montré que deux composés, la laurionite (PbOHCl) et la phosgénite (Pb2Cl2CO3), étaient préparés par voie aqueuse ; les fines poudres blanches ainsi obtenues étaient ajoutées aux formulations des produits de maquillage. Les procédés de synthèse de ces deux composés ont été décrits par des auteurs gréco-romains au Ier siècle après J.-C.