N° 307 avril 2007

Les Médailles du CNRS attribuées aux chimistes

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Rubrique : Éditorial

Les Médailles du CNRS distinguent chaque année, depuis 1954, des chercheurs ou des enseignants chercheurs pour la qualité de leur recherche. Les Médailles de bronze récompensent les premiers travaux d’un jeune chercheur, qui font du lauréat un spécialiste de talent dans son domaine. Cette distinction représente un encouragement à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes. Moins nombreuses que les précédentes, les Médailles d’argent, distinguent des chercheurs déjà reconnus sur le plan national et international pour l’originalité, la qualité et l’importance de leurs résultats. Enfin, la Médaille d’or, la plus haute distinction décernée par le CNRS, couronne l’ensemble des travaux d’une personnalité scientifique qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française. Les Médailles de bronze et d’argent sont décernées par la Direction générale du CNRS, sur proposition des départements scientifiques, après consultation des sections. C’est la Direction générale du CNRS, seule, qui attribue la Médaille d’or.

Nous avons sollicité les lauréats des Médailles d’argent et de bronze du Département Chimie pour qu’ils présentent leurs travaux aux lecteurs de L’Actualité Chimique. Ils ont accepté notre proposition avec enthousiasme. Dans les n° 305 et 306, Isabelle Rico-Lattes et Ryszard Lobinsky ont présenté les travaux qui leur ont valu une Médaille d’argent en 2006. Dans le présent numéro, nous accueillons cinq lauréats des Médailles de bronze attribuées en 2005. Les recherches d’Olivier Baudoin et celles de Stéphane Bellemin-Laponnaz montrent que la considération de l’asymétrie optique est plus que jamais actuelle chez les chimistes : le premier présente une voie nouvelle et efficace pour la synthèse de molécules actives qui pourraient conduire à de nouveaux agents thérapeutiques ; le second montre que l’efficacité de catalyseurs connus peut être améliorée par l’utilisation de symétries jusqu’ici négligées. Les contributions de Jenz Kreisel et d’Emmanuelle Dubois montrent l’importance du domaine des matériaux : oxydes fonctionnels dans le premier cas, liquides magnétiques dans le second. Enfin, la contribution de Didier Bourissou sur la chimie du phosphore illustre la finesse que peut atteindre aujourd’hui la compréhension de la réaction chimique.

Nous remercions vivement ces auteurs pour leurs contributions et les félicitons tout particulièrement pour la qualité pédagogique de leurs articles.Tous les lecteurs ne les trouveront pas nécessairement très faciles à lire en détail, c’est la contrepartie de leur caractère spécialisé et novateur. Mais tous pourront comprendre les objectifs et l’originalité des démarches scientifiques mises en uvre dans ces travaux de recherche de très haut niveau.

Gilberte Chambaud, Directrice du Département Chimie, CNRS.
et Paul Rigny, Rédacteur en chef.

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Photo © CNRS Photothèque/CHEZIERE Alexis.