N° 378-379 octobre-novembre 2013

Les chimistes, leurs institutions et leurs sociétés savantes entre les deux guerres : Introduction

Pagination : 120-123
Rubrique : Histoire de la chimie
Mots-clés : Histoire, entre-deux-guerres, congrès internationaux, Albin Haller, Georges Urbain, ammoniac, éthanol, École de chimie de Mulhouse.
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Couverture du « IIIe congrès de chimie industrielle » (Ch. & I., 1924, DR).

Au cours de la Grande guerre, les industriels et les chimistes académiques durent s’allier, sous l’autorité de l’État, pour faire face à l’effort de guerre du pays.

Après la guerre, les congrès spécialisés, notamment ceux de chimie industrielle, ont permis d’entretenir ces relations. La reconversion de l’outil industriel en temps de paix allait être une autre forme de guerre : il fallait répondre à une nouvelle demande économique et prendre place dans la concurrence internationale, où le nationalisme avait une part importante.

Cette situation peut être illustrée par des exemples, tels que les recherches pour un développement de la chimie de l’azote ou la création d’un carburant national. S’est manifestée aussi la volonté de développer un enseignement de haut niveau, spécialisé, en particulier pour former les ingénieurs-chimistes et les techniciens. Parallèlement, il était important de faire connaître la science au grand public. Ainsi, Georges Urbain s’y est employé, en l’exposant comme un art, qui mettait la chimie en scène. Chacun de ces aspects sera développé dans six articles qui paraîtront successivement dans L’Actualité Chimique.