N° 437 février 2019

Les contaminants métalliques traqués par la spectrométrie atomique dans le bioéthanol

Pagination : 30-34
Rubrique : Recherche et développement
Sous-rubrique : Prix « Recherche Innovation » 2017 de l’interdivision Énergie
Mots-clés : Bioéthanol, carburants, métaux, suivi de production, biomasse, ICP/MS, éléments traces.
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Dans le cadre de la transition énergétique, l’utilisation de biocarburants à base de carbone renouvelable est une des alternatives permettant de limiter l’émission de CO2 fossile. La diversité des sources potentielles de biomasse requiert en revanche une caractérisation des polluants inorganiques éventuels qui pourraient s’avérer nuisibles.

Dans cette optique, une investigation sur les teneurs en contaminants métalliques dans différentes sources de bioéthanol a été menée en collaboration avec l’Université d’Alicante. Il a été constaté des teneurs systématiquement inférieures au mg/kg sur la totalité des échantillons analysés, lesquels représentent un panel important des bioéthanols utilisés en tant que base de carburant ou base pétrochimique.

La source de ces très faibles teneurs a été investiguée en suivant le schéma de fabrication du bioéthanol à partir de betteraves et les résultats montrent que la plupart des métaux présents dans le bioéthanol ont comme source la biomasse de départ. L’étape de distillation est particulièrement efficace pour éliminer ces contaminants : les concentrations sont divisées par 10 000.

Charles-Philippe Lienemann a reçu le prix « Recherche Innovation » 2017 de l’interdivision Énergie de la Société Chimique de France.