N° 424 décembre 2017

Les films polyélectrolytes multicouches bioactifs et la régénération des tissus

Pagination : 23-30
Rubrique : Recherche et développement
Sous-rubrique : Médaillés 2016 du CNRS
Mots-clés : Auto-assemblage, polyélectrolytes, biomatériaux, surface, facteur de croissance, signalisation cellulaire, implants.
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Au cours de la dernière décennie, l’auto-assemblage de matériaux naturels s’est considérablement développé en raison de la versatilité qu’il offre et de la possibilité de reproduire certains aspects du vivant. Les films multicouches de polyélectrolytes, élaborés à partir de biopolymères, offrent de nombreuses possibilités pour élaborer des couches minces à façon, sur différents types de supports, et leur conférer des propriétés variées (biochimique, mécanique, spatiale).

Cet article décrit les développements dans le domaine des films multicouches en tant que matrice biomimétique et présente deux aspects complémentaires des films autoassemblés à base de biopolymères : leur utilisation pour des études biophysiques – grâce au piégeage de protéines bioactives et à la présentation de ces protéines par le biomatériau pour cibler directement des récepteurs cellulaires –, et leur utilisation pour fonctionnaliser la surface d’implant et la rendre ainsi bioactive, avec une application à la régénération des os.

Catherine Picard a reçu la Médaille d’argent du CNRS en 2016 pour ses travaux.

ERRATUM

Une erreur s’est glissée concernant l’affiliation de l’auteur : Catherine Picart est professeur à l’Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG) (et non l’Institut Polytechnique de Grenoble).