N° 377 septembre 2013

Les isoprostanes, des lipides bioactifs marqueurs du stress oxydant

Pagination : 17-22
Rubrique : Recherche et développement
Mots-clés : Stress oxydant, acides gras polyinsaturés, isoprostanes, neuroprostanes, biomarqueurs, lipides bioactifs.
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© CNRS Photothèque / GOUTAILLER Florent.

Cœur de porc observé grâce à l’imagerie par résonance magnétique de diffusion (IRM de diffusion). En mesurant les déplacements microscopiques des molécules d’eau au sein des fibres musculaires cardiaques, cette technique permet de reconstituer l’organisation de ces fibres (« spaghettis » multicolores). Leur orientation est un bon indicateur de l’intégrité et de la fonctionnalité du cœur (UMR 5220, Centre de Recherche en Acquisition et Traitement de l’Image pour la Santé (CREATIS), Villeurbanne).

Les acides gras polyinsaturés, connus sous les appellations oméga 3 et oméga 6, sont les constituants majeurs des membranes cellulaires. Certains, comme les oméga 3, sont plébiscités pour leurs propriétés cardioprotectrices.

Cet article met en lumière que ces acides gras polyinsaturés sont également les précurseurs de nombreux métabolites oxygénés, générés enzymatiquement ou par un mécanisme oxydatif initié par des radicaux libres. La peroxydation radicalaire des acides arachidonique, docosahexaènoïque et adrénique conduit, in vivo, à la formation d’isoprostanes, neuroprostanes et dihomo-isoprostanes.

Ces métabolites, dérivés des acides gras polyinsaturés, possèdent un large spectre d’activités biologiques et sont aussi considérés comme les marqueurs du stress oxydant cellulaire les plus significatifs. C’est dans ce contexte que sont présentés les isoprostanes et leurs dérivés, à travers leurs biosynthèses, leur nomenclature IUPAC, la dernière stratégie de synthèse de ces lipides oxydés des auteurs, puis leur rôle comme biomarqueur du stress oxydant et certaines des activités biologiques découvertes jusqu’à aujourd’hui.