N° 285-286 avril-mai 2005

Les minéraux argileux : leur rôle et importance dans un site de stockage de déchets radioactifs en couche argileuse profonde

Pagination : 93-98
Sous-thème : Laboratoires souterrains. Chimie en milieu naturel
Mots-clés : Matériaux argileux, physico-chimie, stockage géologique, déchets radioactifs, couche argileuse, argile, laboratoire souterrain.
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Image au microscope électronique à balayage de particules micacées séparées par un remplissage carbonaté.

Les minéraux argileux constituent un matériau de choix dans la prospection de sites géologiques potentiels et la confection de barrières ouvragées, le tout dans un contexte de stockage souterrain de déchets radioactifs. Cette spécificité tient à leurs capacités à échanger des éléments chimiques et à leurs propriétés de gonflement.

Ce constat doit cependant être nuancé parce que ces caractéristiques varient en fonction des types d’argiles. De plus, le potentiel à réduire ainsi la diffusibilité d’éléments chimiques, radioactifs en particulier, dans le milieu naturel dépend aussi de l’histoire qu’elles ont subie ou sont susceptibles de subir après l’entreposage, et par conséquent de paramètres physico-chimiques propres aux roches cibles (imbrication des agrégats argileux, présence d’oxy-hydroxydes et/ou de matière organique, etc.) ou indépendants des roches (température, compaction, etc.). D’autre part, les microdiscontinuités (microfractures) originelles ou induites par le fonçage ne semblent pas constituer des structures de dispersion de fluides, en tous les cas pas sur des distances importantes.

Les quelques exemples évoqués soulignent aussi qu’il faut se garder de généralisations hâtives et continuer à privilégier l’acquisition de données analytiques.