N° 342-343 juin-juillet-août 2010

Les nanoparticules, une nouvelle arme contre le crime ?

Pagination : 52-58
Sous-thème : Caractérisation des individus
Mots-clés : Empreinte digitale, trace latente, détection, nanoparticules, luminescence, police scientifique, sciences forensiques.
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© Becue et coll., Forensic Science, Tnt., 2009, 191, p.36.

A gauche : illustration du type de nanoparticule utilisée par Becue et coll. pour détecter des traces digitales ; à droite : comparaison entre l’utilisation de l’Acid Yellow 7, un colorant au sang actuellement utilisé (moitié droite de la trace), et les quantum dots (moitié gauche de la trace) pour la détection d’une trace ensanglantée.

La recherche de traces digitales sur les lieux d’un crime ou sur des objets liés à une affaire criminelle constitue l’une des tâches majeures d’une enquête. En effet, l’empreinte digitale, de par son unicité et son immuabilité dans le temps, reste un élément incontournable dans le cadre du processus d’identification de suspects ou de victimes.

L’une des difficultés relatives à la découverte de telles traces réside dans le fait que, la plupart du temps, elles ne sont pas visibles à l’œil nu en raison de leur nature chimique et de la faible quantité de matière les constituant. Elles sont dites latentes et requièrent en conséquence l’application de techniques (optiques ou chimiques) permettant leur visualisation. S’il existe actuellement de nombreuses techniques efficaces à la disposition des enquêteurs, il reste néanmoins nécessaire de mettre au point de nouvelles méthodes ou réactifs offrant une sensibilité plus élevée, ainsi qu’une efficacité accrue.

Cet article présente un aperçu des recherches basées sur l’utilisation de nanoparticules fonctionnalisées permettant la détection de traces digitales.