N° 360-361 février-mars 2012

Les textiles photocatalytiques

Pagination : 54-57
Sous-rubrique : Environnement
Sous-thème : Fonctions d'usage : exemples significatifs
Mots-clés : Textiles, photocatalyse, purification air et eau, désinfection, matériaux autonettoyants.
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Cellules d’Escherichia coli avant (à gauche) et pendant (à droite) la dégradation photocatalytique.

Cet article rappelle tout d’abord les principes fondamentaux de la photocatalyse hétérogène basée sur le dioxyde de titane irradié sous UV ainsi que les principales réactions réellement photocatalytiques : oxydation ménagée et sélective des hydrocarbures en molécules carbonylées ; oxydations totales (minéralisations) réalisées dans l’eau (pesticides, colorants, produits toxiques...) ou dans l’air (humide) avec élimination des composés organiques volatils (COV), des odeurs et des polluants gazeux ; et réactions de désinfection dans l’air et l’eau avec élimination de bactéries, virus, micro-organismes, etc.

Les textiles, utilisés comme supports de TiO2, deviennent alors « photocatalytiques » en présence de la lumière du proche UV, artificiellement fournie par des lampes UV-visible ou naturellement collectée du Soleil (4 à 5 % du spectre solaire total). On obtient ainsi des textiles autonettoyants, anti-odeurs, antibactériens, désinfectants et sans trace visible du dépôt submicronique de TiO2, avec le grand avantage d’être actifs autour de la température ambiante (de - 40 à + 80 °C).