N° 435 décembre 2018

Nouvelles catalyses pour accéder à la complexité moléculaire

Pagination : 13-19
Rubrique : Recherche et développement
Sous-rubrique : Médaillés 2017 du CNRS
Mots-clés : Chimie radicalaire, catalyse photoredox, acide de Lewis π, or, catalyse duale.
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La chimie radicalaire organique implique l’intervention d’intermédiaires hautement réactifs mais dont on peut contrôler l’évolution pour construire des substrats élaborés. Ainsi, enchainer différentes étapes radicalaires permet d’accéder en une seule opération à la complexité moléculaire à partir de précurseurs très faciles d’accès. Toutefois, la génération efficace et propre d’entités radicalaires dans des conditions douces est longtemps restée un défi.

Les dix dernières années ont vu l’avènement d’une gamme de méthodologies radicalaires plus respectueuses de l’environnement qui reposent sur des processus catalytiques, notamment la catalyse photoredox, et qui ont pu créer de nouvelles opportunités synthétiques. À partir de précurseurs de radicaux carbonés tels que les dérivés hypercoordinés du silicium, des réactions de catalyse duale – catalyse photoredox oxydante-couplage croisé organométallique au nickel – ont par exemple été mises au point.

Parallèlement, la catalyse électrophile à l’or ou au platine impliquant la π-activation d’alcynes ou d’allènes a permis l’accès à des composés polycycliques, dont des produits naturels. Elle peut également être couplée avec de la catalyse photoredox réductrice.

Louis Fensterbank a reçu la Médaille d’argent du CNRS en 2017.