N° 342-343 juin-juillet-août 2010

Principe de précaution ou principe du parapluie ?

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Rubrique : Chroniques
Sous-rubrique : Polémiques

Des événements récents ont mis en lumière les conséquences du principe de précaution mis à toutes les sauces : début mars à la suite de la tempête Xynthia qui a noyé les côtes vendéennes, mi-avril avec le nuage de cendres issu du volcan islandais et la fermeture des aéroports européens. Sont apparues les responsabilités diffuses de l’État, des communes, des compagnies aériennes, des tours opérateurs au nom du principe de précaution inscrit dans notre Constitution depuis 2005.

Or fin 2009, l’OPECS (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) avait publié le bilan de son application – opportunément après l’audition publique d’octobre 2009, quatre ans après la constitutionnalisation du principe – et revient sur un problème clé que se posent les scientifiques : ce principe met-il fin à l’exploration de domaines inconnus et donc à la recherche ?