N° 311 août-septembre 2007

Quand l’ADN donne du fil à retordre aux topoisomérases

Pagination : 21-26
Rubrique : Recherche et développement
Mots-clés : Topoisomérases, ADN, agents antitumoraux, antibiotiques, Médaille de bronze CNRS 2006.
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Paola B. Arimondo a reçu pour ses travaux la Médaille de bronze du CNRS en 2006.

« Les topoisomérases sont les véritables magiciennes du monde de l’AND », c’est ainsi que James Wang décrit ces étonnantes protéines ubiquitaires et conservées chez tous les organismes vivants, depuis les archaebactéries jusqu’aux eucaryotes supérieurs, en passant par les virus.

Elles sont essentielles à la viabilité de tous les organismes, en résolvant les problèmes topologiques dans pratiquement tous les aspects du métabolisme de l’ADN. Pour effectuer ces opérations, une coupure transitoire dans l’ADN est nécessaire. Des produits naturels utilisent cette propriété pour transformer les topoisomérases en poison pour la cellule. Des dérivés de ces substances naturelles sont actuellement utilisés comme médicaments : ainsi certains antibiotiques et antitumoraux ont pour cible les topoisomérases bactériennes et humaines respectivement.

Cet article résume brièvement le fonctionnement des topoisomérases d’ADN et le mode d’action de quelques inhibiteurs utilisés en thérapie.