N° 335 novembre 2009

Recherche sous pression, un modèle à suivre ?

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Rubrique : Chroniques
Sous-rubrique : Polémiques

Lors de discussions amicales avec des collègues étrangers, en majorité anglosaxons, on me charriait gentiment sur la particularité du système français de recherche publique, à savoir l’embauche de chercheurs ou d’enseignants-chercheurs entre 25 et 30 ans suivant les disciplines, sur des postes stables « à vie » de la fonction publique. Alors que dans leur pays, l’après-thèse dure de cinq à dix ans avec la chasse aux « grants », les contrats durent de trois à cinq ans, pendant lesquels il faut démontrer coûte que coûte ses propres capacités à conduire une recherche personnelle et originale pour avoir une chance vers 35 ans de décrocher un poste de « lecturer », une « research fellowship », une entrée à la Max Planck Society (MPG)...