N° 424 décembre 2017

Rêves d’or : la surprenante longévité de l’alchimie au cœur de la chimie

Pagination : 68-71
Rubrique : Histoire de la chimie
Sous-rubrique : Prix Franklin-Lavoisier 2016
Mots-clés : Alchimie, transmutation, Cyprien-Théodore Tiffereau, Académie des sciences.
FR | EN

L’or alchimique de Tiffereau : les plus grands morceaux sont à peu près de la taille d’une tête d’épingle (Paris, Archives de l’Académie des sciences).

On croit souvent que l’alchimie – et surtout ses efforts pour fabriquer de l’or – a peu de rapport avec la chimie moderne et qu’elle a disparu vers le début du XVIIIe siècle. En réalité, la plupart des chimistes de l’Académie royale des sciences ont effectué des recherches sur la transmutation des métaux jusque dans les années 1770. Puis vers le milieu du XIXe siècle, les chimistes de l’Académie ont porté une très sérieuse attention à la déclaration de Cyprien-Théodore Tiffereau selon laquelle il avait réussi à produire de l’or, en partie parce que les théories chimiques de l’époque avaient fait renaitre la possibilité de la transmutation.

Cet article raconte les ruptures et les réunions de l’alchimie et de la chimie jusqu’au début du XXe siècle.