N° 290-291 octobre-novembre 2005

Chimie organométallique et nanoparticules

Pagination : 33-43
Sous-thème : Création d'objets
Mots-clés : Chimie organométallique, nanoparticules, magnétisme, auto-organisation, catalyse, nanosciences.
FR | EN

Nanofils de cobalt.

Les propriétés de la matière à l’échelle nanométrique ont suscité un intérêt toujours croissant durant ces dernières années. Ceci concerne en particulier les secteurs de la catalyse, de l’optique, du magnétisme et de la micro- et nanoélectronique. Si pour les études physiques les méthodes d’élaboration physiques ont longtemps été privilégiées, les méthodes d’élaboration chimiques ont récemment beaucoup progressé et permettent la synthèse d’objets pertinents pour toutes les applications décrites ci-dessus.

L’utilisation de méthodes dérivées de la chimie organométallique permet la synthèse dans des conditions très douces de nano-objets qui présentent un état de surface parfaitement contrôlé. L’adjonction de molécules organiques à la surface de ces particules (ligands) permet : i) a stabilisation des particules, ii) l’orientation de leur réactivité chimique, iii) la modulation de leurs propriétés physiques, iv) le contrôle de la forme des particules, v) l’auto-organisation des particules dans des super-réseaux à 2 ou 3 dimensions, voire la cristallisation spontanée de nanoparticules au sein de super-réseaux 3D. La coordination de ces molécules à la surface des nanoparticules peut être établie par des méthodes de caractérisation de la chimie organométallique, en particulier la RMN en solution, en phase gaz ou à l’état solide. Ceci a ainsi permis de mettre en évidence récemment la présence d’hydrures mobiles à la surface de nanoparticules de ruthénium.

Cette revue décrit les résultats obtenus dans l’équipe durant ces dernières années et quelques exemples d’application.