N° 308-309 mai-juin 2007

Détecter les polluants dans l’air et dans l’eau

Pagination : 62-70
Sous-thème : La lumière pour la protection de l'environnement (coordinatrice : T.-H. Tran-Thi)
Mots-clés : Environnement, LIDAR, laser femtoseconde, aérosols, bioaérosols, fluorescence, formaldéhyde, Fluoral-P, chimiluminescence, oxydes d’azote, métaux lourds, plomb, mercure, traceur hydrogéologique, fluorescéine, photochimie.
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Système LIDAR LAUV (LIDAR Aérosol UltraViolet) développé par le CEA et le CNRS pour des applications en air extérieur et intérieur.

La diversité des polluants dans l’air et dans l’eau est telle qu’il ne peut exister de méthode universelle de mesure. Les méthodes de détection et de quantification des polluants doivent être ajustables aux milieux cibles. Pour les grands espaces, alors que le LIDAR (« light detection and ranging ») est devenu une méthode de routine pour le suivi de la pollution particulaire urbaine, les récents développements du LIDAR blanc femtoseconde laissent présager de nouvelles applications pour la détection des polluants biologiques et le suivi de leur propagation. Pour les mesures de routine et/ou in situ des polluants de l’air et de l’eau, les méthodes les plus sensibles utilisent la luminescence.

Cet article décrit quelques exemples de méthodes déjà éprouvées ou encore à l’étude dans le cas de la détection de polluants toxiques réglementés tels que les particules, les oxydes d’azote et les métaux lourds (plomb, mercure) ou en voie de l’être (formaldéhyde). Un cas où la fluorescence est mise à profit, avec les traceurs hydrogéologiques, pour simuler des pollutions afin de mieux protéger la zone de captage des eaux de source est également présenté.