N° 348-349 janvier-février 2011

IRM, SRM et chimie

Pagination : 102-106
Sous-thème : Méthodologies instrumentales : progrès récents
Mots-clés : IRM, SRM, imagerie moléculaire, agents de contraste, paraCEST.
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IRM sensible en densité de protons de la tête d’un rat (in vivo).

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) et la spectroscopie par résonance magnétique (SRM) sont deux techniques issues de la RMN, chère aux chimistes. La SRM est une version localisée, in vivo, de la RMN. Si l’IRM est la technique de choix d’exploration non invasive et atraumatique des êtres vivants, elle évolue maintenant vers l’obtention d’informations supplémentaires, à caractère biochimique, on parle d’« imagerie moléculaire » et même d’« imagerie de l’expression des gènes ».

Ces avancées nécessitent la création d’agents de contraste spécifiques des protéines recherchées et c’est là que la chimie intervient pleinement. En SRM, le chimiste intervient dans le transfert des techniques développées en RMN haute résolution vers les caractéristiques très particulières de la RMN localisée des milieux vivants. Dans cet article, nous traiterons de l’importance grandissante de la chimie dans le développement spectaculaire de l’IRM et de la SRM.