N° 348-349 janvier-février 2011

L’oléochimie rencontre la chimie supramoléculaire : le caoutchouc autoréparant

Pagination : 49-53
Sous-rubrique : La chimie des liaisons faibles : supramoléculaire, auto-assemblage, adaptative...
Sous-thème : Nouveaux concepts en chimie
Mots-clés : Réseau polymère supramoléculaire, acides gras, autocicatrisant, caoutchouc, urée.
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Schéma conceptuel de l’autoréparation.
a) Le réseau est maintenu par des liaisons supramoléculaires ; b) ces liaisons sont coupées lors de la rupture (en vert) ; c) lors de la remise en contact des surfaces, des liaisons sont recréées (pas forcément à l’identique).

La chimie supramoléculaire nous apprend à contrôler les interactions non covalentes entre molécules organiques, notamment via l’utilisation de synthons optimisés, capables d’établir plusieurs liaisons hydrogène en parallèle comme dans l’ADN.

Cette discipline s’impose aujourd’hui comme un outil puissant dans le design de nouveaux matériaux via le concept de polymère supramoléculaire ; cependant, l’un des défis reste leur fabrication à l’échelle industrielle.

Dans cet article, nous montrons comment nous avons utilisé cette nouvelle chimie pour concevoir, à partir de petites molécules, un matériau présentant une combinaison de propriétés inhabituelles : l’élasticité caoutchoutique et la faculté de s’autoréparer après endommagement. Quant à la fabrication, c’est en combinant cette nouvelle chimie avec la chimie beaucoup plus ancienne des corps gras, des dérivés azotés et des polycondensations que nous avons pu relever le défi.