N° 460-461 mars-avril 2021

La radiolyse de l’ADN : études expérimentales et théoriques

Pagination : 61-67
Sous-thème : …qui interagissent avec le vivant et pour soigner
Mots-clés : Radiolyse, lésions de l’ADN, chimie radicalaire, chimie théorique.
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Interaction d’un peptide trilysine au sein d’une double hélice d’ADN.

Étant donné les conséquences biologiques des effets du rayonnement ionisant sur l’homme, notamment en ce qui concerne les cancers radio-induits, de nombreux travaux ont été entrepris pour étudier les modifications chimiques radio-induites de l’ADN, molécule support de notre information génétique. La radiolyse de l’ADN a donc consisté à étudier la structure chimique et les mécanismes de formation de ces dommages, appelés lésions, et à les rechercher au niveau cellulaire.

Un très grand nombre de lésions différentes ont ainsi été mises en évidence in vitro et des propositions ont été faites pour expliquer leur mécanisme de formation impliquant des réactions radicalaires. Des approches de chimie théorique ont alors été d’une grande aide pour confirmer ou infirmer ces mécanismes, montrant qu’une collaboration entre expérimentateurs et théoriciens est primordiale.

Cette complémentarité est illustrée par des exemples concrets récents soulignant ainsi la complexité des mécanismes qui peuvent être mis en jeu, notamment au niveau de l’ADN double-brin.