N° 371-372 février-mars 2013

Le stockage géologique du CO2 : réactivité géochimique du CO2 avec son environnement

Pagination : 57-61
Sous-thème : Physico-chimie du captage et du stockage du CO2
Mots-clés : CO2, dioxyde de carbone, gaz à effet de serre, stockage géologique, réactivité géochimique, surveillance.
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Représentation schématique de l’ensemble de la chaine CCS (captage, transport et stockage) avec les différentes techniques de captage envisagées aujourd’hui − précombustion, postcombustion et oxycombustion − et les différents réservoirs cibles de stockage (veines de charbon, aquifères salins et réservoirs appauvris d’hydrocarbures).

Le stockage géologique du CO2 est l’une des voies envisagées aujourd’hui pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Les impacts géochimiques liés à l’injection de CO2 sont multiples et sont directement identifiés comme la conséquence de l’interaction eau-roche-CO2. L’injection de CO2 dans un système rocheux saturé en eau pourra avoir un effet conséquent sur la chimie de l’eau et sur les propriétés physiques des roches (porosité, perméabilité, comportement mécanique, etc.). De plus, la distribution massique du CO2 entre les différentes phases (gazeuse, minérale et aqueuse) conditionne la stabilité du stockage et constitue donc un thème de recherche privilégié. Les points potentiels où l’interaction eau-roche-CO2 peut avoir lieu sont principalement dans les roches réservoirs, au sein des roches de couverture et dans les systèmes aquifères superficiels en cas de fuite.

Une meilleure compréhension de la réactivité du CO2 avec son environnant est donc nécessaire. Cette réactivité géochimique est de mieux en mieux appréhendée et les différentes études menées permettent de mieux comprendre le comportement à court et long termes du CO2 avec son environnant. L’interaction eau-roche-CO2 peut être estimée par expériences au laboratoire, par observations sur analogues naturels (difficiles d’interprétation) et par modélisation.