N° 427-428 mars-avril 2018

Les tensioactifs biosourcés : du laboratoire à l’échelle industrielle

Pagination : 46-49
Sous-thème : Chimie et développement durable
Mots-clés : Chimie durable, tensioactifs biosourcés, anioniques, cationiques, acides uroniques, glycine bétaïne.
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© SurfactGreen.

Production d’échantillons à l’échelle du laboratoire.

La chimie des ressources renouvelables est actuellement au cœur du développement durable et les tensioactifs 100 % biosourcés font l’objet de recherches intensives, notamment du fait de leur biodégradabilité élevée et de leur faible toxicité humaine et environnementale. Les plus connus sont les alkyl polyglucosides (APG), des tensioactifs non ioniques, désormais produits à l’échelle de 90 000 t/an. Mais les versions anioniques et cationiques biosourcées sont peu ou pas présentes sur le marché actuel.

Ce manque est maintenant comblé par des tensioactifs qui font actuellement l’objet d’un développement industriel. Les tensioactifs développés par la société SurfactGreen comportent une partie lipophile issue de corps gras d’origine végétale et une tête polaire, soit anionique provenant d’un acide uronique issu d’algues ou de pectines, soit cationique provenant de la glycine bétaïne de betterave. Leurs performances en termes de mouillage, d’émulsion, de détergence, de rinçage ou d’épaississement ainsi que leur faible toxicité vont permettre de formuler des solutions « vertes » efficaces.