N° 318 avril 2008

Protéomique dans l’art et l’archéologie

Pagination : 40-45
Sous-thème : Matières colorantes et organiques
Mots-clés : Protéomique, spectrométrie de masse, peintures de la Renaissance, céramiques, résidus alimentaires, patrimoine culturel, protéines.
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Triptyque de Benedetto Bonfigli La Vierge et l’enfant, Saint Jean le Baptiste, Saint-Sébastien (École italienne, XVe siècle), Musée du Petit Palais, Avignon.

L’analyse des protéines présentes dans les œuvres du patrimoine culturel est un véritable challenge par la complexité des matrices les enfermant, leur dénaturation et leur vieillissement.

Cet article présente le développement d’une nouvelle méthodologie analytique basée sur les techniques de l’analyse protéomique, en soulignant les étapes critiques d’extraction des protéines des œuvres d’art et des matériaux archéologiques, d’adaptation des conditions d’analyses aux très faibles quantités d’échantillons et d’identification des protéines malgré la dénaturation et le vieillissement de celles-ci. Cette méthodologie a été appliquée à des échantillons anciens, permettant pour la première fois l’identification précise de protéines dans les liants de peintures de la Renaissance, ainsi que de protéines issues de résidus alimentaires dans des tessons de céramique prélevés sur un site archéologique.

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