N° 335 novembre 2009

Quand la méduse fluo révolutionne la biologie moléculaire

Pagination : 49-51
Rubrique : La chimie au quotidien
Sous-rubrique : Tribune des sciences et techniques
Mots-clés : Méduse fluo, GFP, biologie moléculaire, techniques, fluorescence.

La GFP. [1]

Souvenez-vous : octobre 2008, l’Académie royale de Suède décerne le prix Nobel de chimie à Osamu Shimomura, Martin Chalfie et Roger Tsien, pour la découverte et l’ensemble des travaux réalisés sur une protéine pour le moins spéciale puisqu’elle a la propriété d’être fluorescente.

Osamu Shimomura est le premier, en 1961, à avoir isolé la GFP (pour « green fluorescent protein ») chez la méduse Aequorea victoria qui vit sur la côte ouest des États-Unis. Ce chercheur a mis en évidence au laboratoire de biologie marine que cette protéine possède la propriété d’émettre de la fluorescence verte après avoir été éclairée par une lumière ultraviolette.

L’idée géniale de ces découvreurs, et en particulier de Martin Chalfie, a été de se dire qu’une telle protéine pouvait avoir un intérêt dans l’étude et le suivi d’autres protéines là où elles se trouvent, c’est-à-dire au sein même des cellules vivantes. Car en effet, il est possible de coupler la GFP à d’autres protéines, comme marqueur, et ainsi de suivre leur localisation dans une cellule ou un organisme vivant. Son utilisation couvre maintenant l’ensemble des champs de la biologie, depuis la recherche la plus fondamentale jusqu’aux études physiologiques ou physiopathologiques.