N° 359 janvier 2012

Relations entre la structure et le pKA des acides : comment peut-on discuter de l’acidité relative des acides minéraux ?

Pagination : 37-41
Rubrique : Enseignement et formation
Mots-clés : Acidité, pKA, acides organiques, acides inorganiques, enseignement.
FR | EN

Modèle électrostatique de l’anion d’un acide YOn(OH)p.
La charge est répartie sur les sphères rouges.

Dans les acides organiques RCO2H, la règle classique liant le pouvoir attracteur de R à l’acidité implique des approximations qui la rendent peu fondée pour interpréter de faibles variations de pKA.

On constate cependant que l’acidité en phase aqueuse est approximativement corrélée à l’énergie de déprotonation en phase gazeuse, aussi bien pour les acides organiques que minéraux (formule générale AH). L’acidité relative de ces derniers peut alors s’interpréter essentiellement à partir de l’énergie de la liaison A-H et de l’affinité électronique de A.

Cette donnée n’étant pas souvent accessible, comme pour les oxyacides, elle peut être discutée à partir d’un modèle électrostatique classique simple de l’anion A-. On justifie ainsi la règle empirique de Pauling. Ce modèle peut être étendu aux acidités successives des polyacides.