N° 318 avril 2008

Stratégie analytique de l’identification des colorants naturels dans les objets du patrimoine

Pagination : 35-39
Sous-thème : Matières colorantes et organiques
Mots-clés : Archéométrie, colorant, chromatographie en phase liquide, détecteur à barrette de (photo)diodes, spectrométrie de masse, electrospray, patrimoine culturel, teinture.
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© LRMH/J.-P. Bozellec

Exemple de la présence des colorants dans les objets du patrimoine : La servante d’Élisabeth. Détail de la tapisserie « La Visitation » (Cycle « Vie de la Vierge »). XVIIe siècle, Cathédrale Notre-Dame, Strasbourg (Bas-Rhin).

Les extraits de certaines plantes et animaux fournissent la matière colorante pour la teinture, la peinture et la coloration de diverses matières. Ces colorants naturels sont pratiquement omniprésents dans les objets du patrimoine culturel. Leur analyse et leur identification sont source d’informations sur la localisation géographique, le niveau technologique et l’authentification des cultures anciennes. Mais en raison de leur instabilité dans le temps et parfois de la taille minuscule des échantillons prélevés, leur identification est difficile.

Aussi plusieurs techniques de caractérisation ont été appliquées, les techniques séparatives semblant les mieux adaptées compte tenu du fait que ces colorants sont composés de plusieurs espèces moléculaires : la chromatographie en phase liquide à haute performance couplée à la spectroscopie UV-visible ou à la spectrométrie de masse. Cette technique appliquée à deux teintures de référence sur la laine avec deux plantes tinctoriales a permis d’identifier un colorant : le nordamnacanthal.